IDEA
Indicateurs de Durabilité des Exploitations Agricoles
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Idea, Indicateur de Durabilité des Exploitations Agricoles

FAQ: Indicateurs particuliers


Questions posées le cadre d'un groupe de travail avec des conseillers agricoles sur des systèmes « Bovins allaitants »

 

A 3 - Diversité végétale associée

Pourrait-on disposer d'une liste des essences ligneuses (au moins les 10 plus importantes) ?

Réponse L. Vilan (FNE) :

Non, c'est un indicateur mineur destiné surtout aux horticulteurs et autres serristes pénalisés par les autres indicateurs et dont la diversité du milieu n'existe que par ces essences décoratives….Il suffit donc d'identifier 5, 10 ou 15 espèces différentes dans la cours de ferme, le parc ou le chemin d'accè

 

 

A 9 – Zones de régulation écologique

Pourquoi attribuer la même  valeur (3 points) à un point d'eau ou une zone humide alors que les démarches peuvent être très différentes ? Dans le cas d'un ruisseau présent sur l'exploitation, l'agriculteur n'a pas d'influence sur sa pérennité. Alors que dans le cas d'une mare il s'agit bien d'une démarche volontaire d'implantation/conservation par l'agriculteur.

Réponse L. Vilain (FNE) :

C'est exact. Mais la méthode IDEA ne récompense pas les efforts ou les bonnes pratiques. C'est un outil de diagnostic qui se borne à évaluer les éléments favorables à la durabilité. Cet item signale l'importance des points d'eau et zones humides vis à vis de la biodiversité et de ce point de vue, une mare ou un ruisseau sont des éléments comparables.

 

A 10 – Action en faveur du patrimoine naturel

Faut-il compter la PHAE ?

Réponse L. Vilain (FNE) :

Non. cette ancienne prime à l'herbe ne dispose d'aucun cahier des charges spécifique à son territoire.

 

A 13 – Fertilisation

La "mauvaise" note pour les éleveurs ayant une entrée d'azote atmosphérique importante par les légumineuses, est difficile à justifier. Après avoir rappelé qu'il ne faut pas rester bloqué sur le résultat d'un seul indicateur, mais que c'est bien la globalité qui donne l’évaluation de la durabilité, que pouvons-nous ajouter ? Les agronomes pourraient-ils fournir des compléments d'explications pour faciliter l'interprétation des résultats.

Réponse L. Vilain (FNE) :

Une mauvaise note est due à un bilan très déséquilibré. Que l'excédent azoté soit issu des légumineuses, de l'ammonitrate ou des tourteaux ne change rien aux risques de pollution. Le bilan apparent de l'Institut de l'Elevage qui est recommandé pour faire ce calcul tient compte fort justement de l'azote symbiotique. C'est un atout pour le système si l'éleveur connaît la valeur azotée de ses prairies et réduit d'autant ses intrants azotés.

 

Comment appliquer l'indicateur A-13 aux cultures légumières de plein champ ?

Réponse :

Pour les cultures légumières de plein champ, il faut essayer de se placer dans le cas général et tenter de trouver les références pour calculer les exportations des légumes en Azote. Le cas particulier « cultures légumières et florales sous abris » ne s’applique justement qu’aux cultures « sous abris » et l’argumentaire précise bien (bas de la p. 70 de La méthode IDEA, Educagri Editions) que cela est dû au fait qu’il est souvent difficile de trouver des références pour calculer le solde du bilan apparent. Dans le cas des légumes plein champ ces données doivent exister. Dans le cas contraire jugez au mieux de la pertinence des outils de pilotage utilisés pour raisonner la fertilisation et  attribuez les points tels qu’ils sont proposés dans la partie « cultures légumières et florales sous abris ».

 

A 16 – Bien-être animal

Un atelier taurillon avec 9 mois d'engraissement est-il considéré en claustration ?

Réponse L. Vilain (FNE) :

Il semble que oui. Le minimum serait l'accès à une aire de détente.

 

A 17 – Protection de la ressource sol

S'il est bien précisé dans l'ouvrage que les sols nus sont exposés à l'érosion "quelle que soit la période de l'année", y a-t-il cependant une notion de durée à considérer ?

Réponse L. Vilain (FNE) :

Il y a toujours une partie des surfaces qui est nécessairement nue notamment dans l'intervalle préparation du sol-semis-levée et recouvrement. Cette durée est variable selon la saison, selon le type de sol et selon l'espèce cultivée.  Cette période critique inévitable expose les sols aux risques d'érosion qui sont toujours possibles. L'idée principale est qu'il ne faudrait pas exposer tous ses sols en même temps. Ce risque est rare mais peut être très violent (j'ai vu une parcelle de 10 hectares décapée par 8 jours de pluies diluviennes). L'idéal donc serait de ne labourer et semer que par portion (1/4 ou 1/3 des surfaces) de façon à se prémunir contre une catastrophe de grande ampleur.

 

A 19 – Dépendance énergétique

Je trouve que l'exemple développé dans le livre (p.84) est peu explicite. Serait-il possible de disposer d'un exemple plus détaillé?

Réponse:

Prenons l'exemple d'une exploitation en polyculture-élevage sur 230 ha en Ile-de-France.

 

Les consommations enregistrées sont les suivantes:

Fioul: 21 532 kg (0,8 kg pour 1 l de fioul)

Electricité: 425 000 kWh

Gaz: 6499 kg (ici, 0,53 kg pour 1 l de gaz)

Azote: 21901 kg

On convertit les consommations en MJ, soit:

Fioul (MJ) = Fioul (kg) x 47 (MJ/kg) = 21 532 x 47 = 1 012 023 MJ

Electricité (MJ) = Elec (kWh) x  9,5 (MJ/kWh) =  425 000 x 9,5 = 4 043 200 MJ

Gaz (Mj) = Gaz (kg) x 51 (MJ/ kg) = 6499 x 51 = 331 425 MJ

Azote (MJ) = Azote (kg) x 56 (MJ/ kg) = 21901 x 56 = 1 226 456 MJ

Total = 6 811 895 MJ

On ramène le total en kg Equivalent Fioul (kg EF):

Total (kg EF) = Total (MJ)/47(MJ/kg) = 144 934 kg EF

On divise par la surface (230 ha) pour avoir des kg équivalent fioul / ha (EFH):

Total (kg EFH) = TOTAL (kg EF) / 230 (ha) = 630 kg EFH

On passe tout en litre EFH pour calculer l'indicateur:

Total (l EFH) = Total (kg EFH)/ 0,8 (kg / l) = 787 l EFH

 

A 19 – Dépendance énergétique

Ne faudrait-il pas également inclure les achats aliments ? (cf. diagnostic Planète)

Réponse L. Vilain (FNE) :

Oui, dans le cadre d'un bilan énergétique plus poussé, il faudrait les intégrer car les aliments du bétail ont un coût énergétique considérable. Nous avons voulu faire simple et ne considérer que l'énergie fossile injectée pour faire fonctionner le système.  Dans l'hypothèse ou les agriculteurs produiront un jour eux-même leur huile carburant (à partir de leur colza ou tournesol), les valeurs d'EFH montrent quelles consommations et quelles surfaces seraient nécessaires pour atteindre l'autonomie énergétique.

 

 

B1 – Démarche de qualité

Ne pourrait-on avoir une formulation plus précise que "traçabilité partielle"?

Réponse L. Vilain (FNE) :

Oui il faudrait. Nous avions mis cet item à une période ou la traçabilité était balbutiante. Aujourd'hui cette distinction n'a plus beaucoup de sens. Je pense qu'il faudrait considérer comme totale la véritable traçabilité qui va du sol à la table (viandes découpées en vente directe par caissettes de 10 kg par ex) et ne considérer la traçabilité réglementaire que comme partielle. (Par exemple : Le litre de lait que j'achète à l'épicerie ne me permet pas de remonter au producteur malgré la traçabilité de la filière laitière…)


 

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